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Vœux de la fédération

Discours de Titouan DAUDIGNON,
1er secrétaire fédéral des Landes lors des vœux de la Fédération.

Mes chers camarades,

Merci tout d’abord d’être venu aussi nombreux pour cette cérémonie des vœux, qui revêt un caractère un peu particulier cette année en raison de l’actualité sociale et politique.

Aussi, vous comprendrez que je ne m’attarderai pas trop sur l’année écoulée. Elle ne fut pas un « long fleuve tranquille » pour nous, femmes et hommes de gauche, encore secoués par les résultats de l’élection présidentielle de 2017, le rétrécissement de notre base électorale, même si dans les Landes nous ne sommes pas trop mal sortis de cette épreuve en conservant trois sièges de parlementaires

2018 fut aussi l’année de la reconstruction du Parti, au plan national comme au plan fédéral. L’année 0 de la Renaissance en quelque sorte.
Le chemin est encore long. J’ai bien conscience qu’il reste beaucoup à faire au moment où nous allons entrer dans une nouvelle séquence électorale au moins aussi importante que la précédente.

A titre personnel, je mesure combien se retrouver à 24 ans à la tête des socialistes landais, de surcroit dans cette période, est une lourde responsabilité. Et je vois les défis qui s’annoncent.

Mais je n’ai pas pour habitude de céder au défaitisme ni à la résignation.
Vous m’avez accordé votre confiance. Je vous en remercie très sincèrement. Cela me conforte tous les jours dans mon action quotidienne.
Heureusement, je suis bien entouré. Et je tiens tout particulièrement à remercier le bureau fédéral, le secrétariat fédéral, Rémy et Séverine pour leur engagement.

Il est bon de toujours savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on veut aller.

Je reste persuadé que c’est bien la force du collectif qui nous permettra de redonner du sens à la politique, de redonner du sens à la gauche.

J’ai donc plus que jamais besoin de vous en ce début d’année 2019.

 

 

Car si certains avaient pu douter, les choses sont claires à présent et le grand débat qui se déroule sous nos yeux ne trompe personne : Emmanuel Macron mène une politique « et de droite et de droite ».

Jupiter, du haut de son Olympe élyséen, fait beaucoup tomber sa foudre libérale sur les plus faibles, beaucoup moins sur ceux qui vont bien et même très bien. Suppression des emplois aidés, massacre du logement social, hausse de la CSG pour les retraités, stigmatisation des personnes privées d’emploi et « en même temps » cadeaux fiscaux aux ultra-riches à l’image de la suppression d’une partie de l’ISF: voilà derrière les discours, la réalité brutale du macronisme en marche.

La réaction à cette politique de classe est vive.

Depuis plusieurs mois maintenant, les Françaises et les Français expriment leur colère à travers le mouvement des gilets jaunes. Cette colère, nous socialistes, nous devons la comprendre mais aussi la partager car elle touche des questions essentielles pour la gauche : la justice sociale et fiscale, le pouvoir d’achat, l’exercice de la démocratie.

Bien sûr, il y a des dérives, des tentatives d’instrumentalisation, de la violence inacceptable et condamnable. Et je sais que certains parmi vous craignent le pire d’un mouvement né hors syndicat et hors partis politiques, qui proteste contre une hausse des taxes sur l’essence et d’où surgissent parfois des saillies contre les immigrés ou les assistés, plus fréquemment contre les élus et la démocratie représentative.

Mais comment ne pas entendre ces femmes et ces hommes, souvent situés entre le haut des classes populaires et le bas des classes moyennes, venus frontalement remettre en question les inégalités qui depuis plusieurs années traversent la société française.
Les inégalités qui touchent au revenu et à l’injustice fiscale, les inégalités qui frappent les territoires périurbains ou ruraux face à la métropolisation galopante.

Ma conviction est que face à cette crise, nous devons réaffirmer avec force ce que sont les socialistes. Nous avons pris des initiatives politiques depuis le début du mouvement : la demande d’états généraux sur la question sociale, des propositions de soutien au pouvoir d’achat à hauteur de 25 milliards. Elles ont été balayées par la majorité. Aujourd’hui, à l’initiative de nos parlementaires et je veux saluer l’action de Boris Vallaud mais aussi de Monique Lubin et d’Eric Kerrouche au Sénat, nous avons proposé un référendum d’initiative partagé, proposant le rétablissement de l’ISF.

Dans un débat dominé par la question de la justice sociale et fiscale, nos valeurs sont toujours d’actualité, à commencer par celle qui constitue notre ADN et que Xavier Fortinon a rappelée lors des vœux du Département : la solidarité.

Voilà pourquoi nous récusons la politique du Président de la République, qui n’est autre que le renoncement face aux inégalités qui ravagent notre société. Finalement, il y a de nouveau un combat idéologique à mener.

Emmanuel Macron pense que les réussites individuelles permettront le progrès collectif : c’est la théorie libérale du ruissellement où on arrose le haut de la pyramide. Au contraire nous croyons que c’est le progrès collectif qui permettra les réussites individuelles et l’émancipation des individus et que c’est par la base et non par le sommet qu’on construit une société solidaire et solide, une société où le progrès se résume à une vérification simple : nos enfants vivront-ils mieux que nous ?

Mes camarades, nous devrons remettre ces questions au centre de la campagne des élections européennes, première des grandes échéances à venir.

C’est un rendez-vous important. On nous prédit une défaite sévère et amère. Si elle advient, ce ne sera pas que celle des socialistes, croyez le bien/

Je ne me résous pas à ce que le 26 mai, l’extrême-droite dépasse les 30% et que le seul rempart soit la République en Marche fusse-t-elle affaiblie, parce que la gauche sera fragmentée, émiettée, dispersée façon puzzle comme dirait Audiard.

Voilà pourquoi j’ai fait savoir à Olivier Faure, qu’il peut être en capacité de rassembler notre famille politique et de mener la tâche longue et difficile qui nous attend en tant que socialistes et force de gauche.

Car j’ai l conviction que l’on ne peut pas parler de l’avenir de la gauche sans parler du rassemblement des forces de Gauche. C’est un horizon indépassable si nous voulons redevenir une gauche de gouvernement et non une gauche de témoignage.

 

Les socialistes devrons être à la fois capables de s’affirmer dans ce qui fait depuis plus d’un siècle l’originalité de leur mouvement et capables de poursuivre ce dialogue avec le monde associatif, le mouvement social et toutes les autres composantes de la gauche.

C’est vrai aux élections européennes. Ce doit être encore plus vrai aux élections locales.

Les Municipales vont arriver très vite. Et après elles les Départementales.

Mes camarades, nous procéderons en temps voulu aux désignations des premiers socialistes et des candidats. Mais c’est dès maintenant qu’il faut se mobiliser sur le terrain, dans les territoires, militants et élus main dans la main

Nous allons bientôt voter les budgets, parler réalisations, projets, actions de proximité. N’en parlons pas que dans l’enceinte des assemblées délibérantes.

Sans entendre les désignations, allons à la rencontre de la population. Organisez des réunions publiques thématiques, des cafés citoyens pour débattre des politiques locales mise en œuvre par les socialistes.
Elus et simples militants, main dans la main.

N’attendez pas que tout vienne d’en haut.

Pour préparer nos futurs programmes, échangeons dès à présent avec les partenaires de gauche, avec les syndicats, les associations, les citoyens, au plus près du terrain.

Nous devons construire ou renforcer les majorités de gauche dans les communes et intercommunalités dirigées par des socialistes ou nos partenaires», nous devons appeler au rassemblement de ces mêmes forces partout où cela sera « possible ». Il est souhaitable que les sections engagent localement des discussions.

Qui peut croire que si nous ne sommes plus majoritaires demain, les politiques que nous mettons en place nous survivront, au moment où toutes les collectivités sont pressurées au nom de la réduction des dépenses publiques ?

Innovation sociale, parcours éducatif, accès à la culture, transport scolaire gratuit, cantine à bas coût, circuit court dans la restauration collective, aides aux familles en difficulté, ordinateurs dans les collèges, actions pour la transition écologique, gestion publique de l’eau, préservation du cadre de vie, développement des logements sociaux, maisons de service public : les exemples sont trop nombreux de ce qui font nos politiques de gauche sur les territoires et qui demain seront à coup sûr sacrifiés sur l’autel de la « simplification ».

Il ne s’agit pas de se battre pour un statu quo immuable ou de défendre des places, il s’agit de continuer d’agir pour l’égalité, la solidarité et le développement des Landes

Le socialisme dans les Landes, c’est une histoire, un héritage, une espérance dont nous sommes fiers et que nous ne laisserons pas balayer d’un revers de main.

C’est aussi l’esprit d’ouverture. L’ouverture aux autres.

Le joli nom de camarade, pour moi n’a rien de désuet ou de galvaudé. Il n’y aura pas de débat, pas de travail collectif sans camaraderie. Les combats d’égo n’auront qu’un résultat : un Parti peau de chagrin replié sur quelques bastions locaux.

Ce n’est pas ce que je veux pour les socialistes et pour la gauche dans les Landes.

Mes camarades, je vous souhaite une bonne année 2019

One thought on “Vœux de la fédération

  1. Je ne souhaite que des succès au parti socialiste et à sa fédération des landes car ce parti ne doit pas disparaitre, ne serait pour les plus défavorisés…

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