Auteur
Député des Landes
Comme souvent, c’est dans l’épreuve que l’humanité révèle ce qu’elle a de meilleur. Et dans des Landes meurtries cet été, nous en avons de nouveau fait la démonstration.
Face aux incendies qui ont frappé notre département, les habitants, les associations, les entreprises, les agriculteurs et les collectivités se sont mobilisés. À l’initiative de Paul Carrère, l’Association des maires des Landes poursuit ainsi sa collecte en faveur des communes sinistrées. La majorité départementale de gauche a débloqué des aides financières exceptionnelles. Cet élan dépasse largement nos frontières départementales : de toute la France, des dons sont parvenus pour soutenir les victimes et celles et ceux qui combattaient les flammes. Des renforts humains et matériels venus de plusieurs pays européens ont également prêté main-forte à nos sapeurs-pompiers.
Cette mobilisation nous rappelle que, face au malheur, notre pays sait encore faire corps. Je veux remercier toutes celles et tous ceux qui ont donné, accueilli, ravitaillé, hébergé ou simplement tendu la main. Je veux surtout rendre hommage aux pompiers et autres professionnels ou volontaires qui ont lutté sans relâche, parfois au péril de leur vie.
Mais notre reconnaissance ne doit pas nous conduire à fermer les yeux. La générosité des citoyens ne peut pas devenir la variable d’ajustement des carences de l’État. Le courage des pompiers ne peut pas durablement compenser le manque d’effectifs, l’épuisement des personnels, le vieillissement des équipements et l’insuffisance des moyens aériens.
Avec le dérèglement climatique, ces incendies deviennent une menace durable pour nos forêts et pour nos vies. Il faut donc donner à la sécurité civile les moyens de cette nouvelle réalité : davantage de personnels, des matériels modernes, une flotte aérienne renforcée et un véritable soutien financier aux services départementaux d’incendie et de secours.
La solidarité nationale ne peut pas se résumer aux dons qui affluent lorsque tout brûle. C’est d’abord l’engagement collectif de prévenir, de protéger. Elle suppose un État prévoyant et à la hauteur des enjeux. C’est une des bases de la promesse républicaine : ne jamais laisser seuls ceux qui affrontent le danger, ni ceux qui en subissent les conséquences.
