Les résultats des élections municipales dans les Landes appellent à la lucidité autant qu’à la détermination.
Au soir du premier tour, l’inquiétude était réelle. La perte de bastions historiques comme Saint-Paul-lès-Dax, ancré à gauche depuis la Libération, ou encore Soustons, a résonné comme un choc profond. Voir deux maires, conseillers régionaux, battus, a été vécu comme un désaveu. Un désaveu qui dépasse largement notre département et qui interroge toute la gauche dans sa capacité à répondre aux attentes de nos concitoyens.
Mais la politique n’est jamais écrite d’avance. Dans ce contexte difficile, des victoires importantes ont été arrachées, souvent de haute lutte. À Aire-sur-l’Adour, Jérémy Marti l’emporte. À Tartas, Dominique Degos ramène cette commune dans le giron socialiste. Et dès le premier tour, de nombreuses équipes ont su convaincre
et rassembler à Tyrosse, Morcenx-la-Nouvelle, Mimizan et dans bien d’autres communes. Je veux saluer ici l’engagement de toutes celles et ceux qui ont mené ces campagnes avec courage et conviction.
Le second tour nous a apporté une respiration, une forme de rééquilibrage. Certes, nous perdons Ondres et Moliets. Mais nous conservons Capbreton, largement, grâce au travail de terrain remarquable de Louis Galdos. Et surtout, nous remportons Mont-de-Marsan, la capitale des Landes. Plus qu’un symbole, cette victoire est une
bouffée d’oxygène pour le socialisme landais, et pour la gauche unie.
Pour autant, rien n’est gagné.
Ces résultats nous obligent. Ils nous imposent d’être à la hauteur. Partout où nous gouvernons, nous devons prouver que le socialisme municipal est utile, concret, protecteur. Qu’il améliore réellement la vie quotidienne. Qu’il soutient les travailleurs, accompagne les entreprises, protège les plus fragiles, qu’il s’agisse des familles
monoparentales, des enfants ou de nos aînés. Bref, qu’il est au service de l’intérêt général.
Car une réalité s’impose : le vent est face à nous.
Nous ne devons pas nous tromper d’analyse. Certaines victoires tiennent aussi, en partie, à la division des droites. Là où elles se rassemblent, comme à Dax, où les blocs macroniste et d’extrême droite ont voté comme un seul homme pour un seul homme, les résultats sont sans appel. Ce que nous voyons émerger est préoccupant
: une convergence de plus en plus assumée entre la droite traditionnelle et l’extrême droite, portée par certains responsables nationaux, et locaux.
Face à cela, notre responsabilité est immense.
Nous devons être une gauche exigeante, unie, enracinée, capable de répondre aux attentes populaires. Une gauche qui protège, qui transforme, qui rassemble. Une gauche qui ne renonce pas.