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Député des Landes
Dans les Landes, chacun le sait : la voiture est une nécessité.
Pour aller travailler, emmener les enfants à l’école, se rendre chez le médecin, beaucoup de Landaises et de Landais n’ont tout simplement pas d’alternative.
Alors quand les prix du carburant flambent, ce sont nos vies quotidiennes qui deviennent plus difficiles. Ce sont des fins de mois qui se tendent encore davantage, ce sont des sacrifices supplémentaires sur les bonheurs simples de la vie.
Pendant ce temps-là, les grands groupes pétroliers et certains actionnaires accumulent des profits records. Des profits réalisés non pas grâce à davantage de travail ou d’innovation, mais grâce à une crise mondiale qui pèse sur les peuples.
C’est profondément injuste.
C’est pourquoi les députés socialistes ont déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à taxer les superprofits. Son principe est simple : lorsqu’une entreprise réalise des bénéfices exceptionnels, sans lien avec un effort productif particulier mais parce qu’elle profite d’une situation de crise, une contribution exceptionnelle doit être demandée.
Cette contribution ne vise ni les PME ni l’investissement productif. Elle cible les bénéfices hors normes de grands groupes qui prospèrent pendant que les Français voient leur pouvoir d’achat reculer. L’objectif est clair : récupérer une part de ces profits extraordinaires pour la rendre aux Français.
Cet argent doit servir à protéger celles et ceux qui travaillent : soutien au pouvoir d’achat, investissements dans les transports du quotidien, accompagnement des territoires ruraux, aide aux ménages qui subissent de plein fouet la hausse des prix.
Nous refusons une société où l’immense majorité des Français paie toujours plus pendant que d’autres spéculent et s’enrichissent en temps de crises.
Le travail doit mieux payer que la rente. L’économie doit servir la société, pas l’inverse. C’est le sens de cette proposition de loi qui doit venir corriger, a minima, cette injustice.
