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Secrétaire de la section dacquoise, conseiller municipal d’opposition de Dax
Pour retrouver l’histoire de la section socialiste de Dax, il faut remonter à l’après-guerre, lorsque les militants dacquois se réunissaient encore avec ceux de Saint-Paul-lès-Dax autour de Jean-Pierre Dupeyron. Un premier tournant intervient en 1977 avec la constitution de la première liste de gauche de l’histoire de Dax, conduite par Roger Ducournau. Cette liste obtient 27 % des voix. Au lendemain de cette élection, le Parti socialiste se porte acquéreur de son local de la place Roger-Ducos, qu’il occupe toujours aujourd’hui. L’anecdote mérite d’être rappelée : la veuve du docteur Vielle, avant de vendre, demanda l’autorisation à Monseigneur l’Évêque… qui ne s’opposa pas à la transaction.
Dans les années 1980, la gauche dacquoise s’installe durablement dans le paysage politique local. En 1983, avec la nouvelle loi électorale permettant la représentation des listes minoritaires, la liste conduite par Jacques Pène fait élire plusieurs socialistes au conseil municipal. En 1989, Gabriel Bellocq prend le relais comme chef de file de la gauche dacquoise, rassemblant socialistes, communistes et écologistes. À partir de là, un patient travail d’implantation, d’opposition et de présence sur le terrain s’engage.
Cette progression finit par déboucher sur de vraies conquêtes. En 2001, après quelques années d’élu régional, Gabriel Bellocq remporte le canton de Dax-Sud. Il est réélu en 2008 puis en 2015. Pendant vingt ans, ce canton sera ainsi représenté par un conseiller général socialiste. Dans le même temps, la gauche progresse à Dax, élection après élection, jusqu’à la victoire municipale de 2008 face au maire sortant Jacques Forté. Cette victoire sera confirmée en 2014. Pour notre section, cette période reste celle où le travail militant et l’enracinement ont montré qu’à Dax, rien n’était impossible pour la gauche.
Les défaites de 2020 et de 2026 ont refermé une séquence, mais elles n’ont pas éteint la section. Elles nous obligent au contraire à repartir du réel, avec lucidité. Depuis que j’ai eu l’honneur d’être élu secrétaire de section à la suite de Gabriel Bellocq, j’ai proposé de donner une ligne claire à notre travail.
D’abord, être à l’écoute et servir. Une section socialiste doit être utile, proche des habitants, attentive aux difficultés concrètes, capable d’aider, d’orienter et d’être présente dans la vie locale. Ensuite, se former, car l’engagement politique c’est aussi une façon de continuer d’apprendre, pour mieux transmettre, et surtout, convaincre. Nous allons aussi mettre en place les espaces pour réfléchir, proposer, faire vivre le débat, produire des idées, construire des réponses crédibles pour Dax, et au-delà. Nous mènerons des campagnes pour recruter, accueillir de nouveaux camarades, rajeunir et élargir notre base militante. Enfin, nous voulons renforcer les liens avec la société civile, avec les associations, les syndicats, les acteurs culturels, sportifs, éducatifs et tous ceux qui font vivre la ville au quotidien.
La section socialiste de Dax a derrière elle une histoire forte. À nous désormais d’en écrire la suite, sans jamais oublier pour qui, et pour quoi, on se bat.
