L’Exécutif s’enferme dans la répression face à la mobilisation lycéenne et étudiante

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Le mouvement lycéen connaît une ampleur inédite et gagne désormais les universités, soutenu par de nombreux professionnels et citoyens. Face à cette colère légitime, le Gouvernement ne propose qu’une seule réponse : le virage sécuritaire et le maintien de l’ordre. Nous condamnons cette gestion autoritaire qui oppose la force policière aux inquiétudes d’une jeunesse dont les revendications légitimes sont à peine écoutées.

Cette convergence des luttes est le résultat direct d’une austérité généralisée qui asphyxie nos services publics. Dans l’éducation, les suppressions de postes et la sélection couperet de Parcoursup précarisent et angoissent les élèves dès le lycée. Dans le supérieur, le manque de logements et la sous-dotation des universités aggravent la situation. La France s’obstine à traiter sa jeunesse sous l’angle de la contrainte, faisant des études un parcours d’obstacles et de sacrifices. C’est l’inverse de plusieurs de nos voisins européens qui investissent dans leurs jeunes pour leur garantir autonomie et épanouissement.

Cette crise illustre aussi les dérives d’un centralisme parisien déconnecté. Décidées depuis les ministères, les orientations budgétaires ignorent les réalités de nos territoires, où l’accès aux formations, aux transports et aux services publics constitue un enjeu particulier.

Face à la baisse démographique à venir des effectifs scolaires, le Gouvernement doit changer de doctrine. Cette évolution ne doit pas servir de prétexte à de nouvelles économies, mais permettre de basculer enfin d’une gestion de masse à une exigence de qualité pour offrir à notre jeunesse des perspectives dignes de ce nom.