La colère lycéenne est un appel, pas un désordre

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Depuis plusieurs semaines, les lycéens sont dans la rue. Leur mobilisation est partie de Créteil à la mi-septembre et a gagné tout le pays. Elle a rassemblé des centaines de milliers de jeunes, rejoints par leurs professeurs, par les étudiants et souvent, par les parents d’élèves.

Ce qu’ils demandent tient en peu de mots : pouvoir étudier correctement. Ils réclament des classes moins surchargées et des professeurs remplacés lorsqu’ils sont absents. Ils veulent aussi des locaux décents, quand tant d’établissements prennent l’eau ou manquent de chauffage, et une orientation qui ne se vive plus dans l’angoisse de Parcoursup.

Dans les Landes, chacun le sait : pour un lycéen, la journée commence souvent bien avant la sonnerie. Il faut prendre le car à l’aube pour une heure de route, ou partir en internat dès quinze ans. Ici, le choix d’une spécialité dépend encore trop souvent de la distance plutôt que des envies. Quand l’école publique manque de moyens, ce sont nos jeunes ruraux et les familles modestes qui en paient le prix.

C’est profondément injuste.

Face à cette colère, le Gouvernement a d’abord parlé d’instrumentalisation et envoyé les forces de l’ordre devant les grilles. Des adolescents ont été blessés. Rien ne peut justifier les violences, d’où qu’elles viennent. Sont ensuite venues une plateforme de concertation et une série de chantiers. Les lycéens parlent de miettes, et ils ont raison.

Nous refusons que l’on réponde par le mépris ou par la communication à une génération qui demande à apprendre. L’école publique a besoin d’un effort à la hauteur : rénover les lycées aux côtés des régions, recruter et mieux rémunérer les enseignants pour qu’aucune classe ne reste sans professeur. C’est le sens des propositions que les députés socialistes porteront dans le débat budgétaire qui s’ouvre.

Une génération qui se lève pour pouvoir apprendre mérite qu’on l’écoute. Avec les députés socialistes, je serai à ses côtés.