Les contrats de territoire : une Région au plus près des réalités locales

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Dans une région aussi vaste et diverse que la Nouvelle-Aquitaine, l’égalité entre les territoires ne peut être un simple principe affiché : elle doit se traduire par des actions concrètes, adaptées aux réalités locales. C’est tout le sens des contrats de territoire mis en place par notre Région.

Pensés comme de véritables feuilles de route partagées entre la Région et les collectivités locales, ils permettent d’accompagner des projets structurants au plus près des besoins des habitants. Ils concernent aussi bien les mobilités du quotidien que la revitalisation des centres-bourgs, le maintien des services publics, les maisons de santé, les tiers-lieux, les équipements culturels et sportifs, le développement économique ou encore la transition écologique.

Depuis 2023, 53 contrats de territoire couvrent l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine. Cette nouvelle génération de contractualisation s’inscrit dans une logique de proximité et de solidarité territoriale. La Région assume pleinement son rôle de partenaire des collectivités, avec une méthode fondée sur le dialogue et la co-construction.

La première génération des contrats, entre 2018 et 2021, a déjà permis d’accompagner plus de 1 280 projets à hauteur de 236 millions d’euros et de soutenir 120 postes d’ingénierie territoriale. Ces résultats démontrent l’utilité concrète de cette politique publique : faire émerger des projets, aider les territoires les plus fragiles et accélérer les transitions nécessaires.

Les contrats de territoire sont des outils financiers qui permettent aussi de mieux coordonner les politiques régionales et d’accompagner les collectivités dans le montage et le suivi de leurs projets. Dans de nombreux territoires périphériques, ruraux et littoraux, l’ingénierie territoriale financée par la Région constitue un levier essentiel pour transformer une idée locale en réalisation concrète.

Cette nouvelle génération de contrats porte également une ambition forte : territorialiser la feuille de route Néo Terra et accompagner les transitions écologiques, sociales et économiques. Les projets soutenus doivent répondre aux enjeux de sobriété foncière, de revitalisation des centralités, de développement des mobilités durables, d’accès à la santé ou encore de maintien des services de proximité.

Dans les Landes, cette politique territoriale produit déjà des effets très concrets. Les différents contrats de territoire conclus avec les intercommunalités landaises permettent d’accompagner de nombreux projets structurants pour le quotidien des habitants.

Adour Chalosse Tursan – Marsan Agglomération

Sur le territoire Adour Chalosse Tursan – Marsan Agglomération, l’intervention régionale atteint déjà plus de 65,6 millions d’euros, permettant l’accompagnement de 1 023 opérations. Dans le cadre du contrat de territoire 2023-2025, la Région Nouvelle-Aquitaine y consacre plus de 5 millions d’euros afin de soutenir 37 projets structurants, complétés par le financement de 4 postes d’ingénierie territoriale représentant 149 285 euros.

Cet appui humain se traduit par le soutien à un chef de projet cohésion territoriale, un chargé de mission agriculture, alimentation et circuits courts, une chargée de mission santé et un animateur du volet territorial des fonds européens. Dans des territoires ruraux où les ressources techniques sont souvent limitées, cet accompagnement constitue un levier essentiel de structuration et de mise en œuvre des politiques publiques.

Les projets soutenus illustrent la diversité des interventions régionales : restauration de l’ancien évêché d’Aire-sur-l’Adour, rénovation de l’Hôtel de Ville de Saint-Sever, soutien au festival « Chantons sous les pins », création d’une unité de méthanisation à Lacajunte ou encore géothermie au lycée Charles-Despiau de Mont-de-Marsan.

Adour Landes Océanes

Sur le territoire Adour Landes Océanes, l’action régionale représente déjà plus de 72,6 millions d’euros mobilisés pour 1 193 opérations accompagnées. Le contrat de territoire 2023-2025 s’inscrit dans cette dynamique avec plus de 4,3 millions d’euros engagés pour 28 projets structurants, auxquels s’ajoutent 87 600 euros dédiés à trois postes d’ingénierie territoriale (cheffe de projet cohésion territoriale, chargé de mission mobilités et animatrice du volet territorial des fonds européens).

Parmi les réalisations soutenues figurent la création d’un hébergement saisonnier dans l’ancien EHPAD d’Eyrenre, la stratégie littorale de Capbreton, la médiathèque de Saint-Martin-de-Seignanx, la rénovation de la criée de Capbreton, la restauration de l’église de Saint-Paul-lès-Dax ou encore la construction d’un équipement aquatique à Tarnos.

Haute Lande Armagnac

Dans le territoire Haute Lande Armagnac, la Région Nouvelle-Aquitaine a déjà mobilisé plus de 12,7 millions d’euros, soutenant 294 opérations. Le contrat de territoire 2023-2025 vient renforcer cette dynamique avec près de 1,5 million d’euros engagés pour 5 postes d’ingénierie territoriale (cheffe de projet cohésion territoriale, chargé de mission économie-emploi-formation, chargée de mission revitalisation rurale, chargé de mission santé et animateur des fonds européens) et 30 projets structurants.

Parmi eux : création d’une épicerie à Lesperon, rénovation de l’auberge de Saint-Gor, réhabilitation de la halle à charbon d’Arue, rénovation énergétique de logements sociaux à Onesse-Laharie, développement d’un pôle d’économie circulaire à Moustey ou encore réhabilitation du domaine de Lachayre à Retjons. À travers ces opérations, les contrats de territoire soutiennent le commerce de proximité, l’habitat, l’économie circulaire, les équipements publics et la transition écologique dans les territoires ruraux landais.

Landes Nature Côte d’Argent

Sur le territoire Landes Nature Côte d’Argent, l’action régionale représente près de 17,9 millions d’euros investis pour 185 opérations accompagnées. Dans le cadre du contrat de territoire 2023-2025, la Région Nouvelle-Aquitaine mobilise plus de 2,4 millions d’euros afin de soutenir 37 projets structurants, complétés par 62 500 euros dédiés à deux postes d’ingénierie territoriale.

L’ingénierie territoriale repose ici sur un chef de projet mobilités et une animatrice du volet territorial des fonds européens. Leur action permet de renforcer la capacité des collectivités à répondre aux enjeux de mobilité, de transition écologique et d’aménagement équilibré d’un territoire à la fois littoral et forestier.

Les projets soutenus témoignent de cette diversité : transformation de l’ancienne poste en épicerie et logement à Lüe, création de logements saisonniers à Contis, développement du transport à la demande sur le pôle des Grands Lacs et de Mimizan, création d’une maison de santé à Linxe ou encore rénovation énergétique de plusieurs équipements publics à Mimizan. Ces contrats contribuent ainsi concrètement à améliorer l’accès aux services, le logement, les mobilités du quotidien, la santé et la transition écologique.

À travers cette politique contractuelle, la Région Nouvelle-Aquitaine fait un choix clair : celui de la solidarité territoriale et de l’action publique de proximité. Dans un contexte marqué par les fragilités budgétaires des collectivités et les tentations de retrait de l’État, la Région assume pleinement son rôle de bouclier social et territorial.

Les contrats de territoire ne sont pas seulement des outils techniques de financement : ils sont l’expression d’un projet politique. Celui d’un territoire qui ne se résume pas à ses métropoles, mais qui reconnaît la valeur et les besoins de chaque bassin de vie, qu’il soit rural, littoral ou urbain. Ils permettent de corriger les inégalités d’accès aux services publics, de soutenir l’ingénierie locale là où elle fait défaut, et d’accompagner des transitions écologiques qui ne peuvent réussir sans justice sociale et sans accompagnement des territoires.

Dans les Landes comme ailleurs, cette action régionale démontre qu’il est possible de conjuguer développement local, cohésion sociale et transition écologique, à condition de faire le choix de l’investissement public et de la coopération plutôt que celui du retrait et de la compétition.

C’est ce cap que la majorité régionale entend poursuivre : celui d’une Région partenaire et protectrice, qui refuse que les fractures territoriales deviennent des fractures sociales, et qui fait de l’égalité réelle entre les territoires une exigence politique quotidienne.