Auteurs
Sénatrice des Landes, Première secrétaire Fédérale des Landes
Sénateur des Landes
La préparation de la rentrée de septembre est toujours un moment de vive attention pour nos communes landaises. C’est avec un grand sens des responsabilités que nous suivons les arbitrages de la carte scolaire. Notre département est aujourd’hui confronté à une réalité indiscutable : des baisses démographiques locales qui pèsent sur les effectifs de nos écoles. Pour autant, nous restons convaincus que la démographie ne doit pas être le seul indicateur de la politique éducative.
C’est le sens du message que notre groupe a porté au Sénat lors d’un débat récent sur la place des collectivités dans l’éducation. Face aux chiffres, nous défendons une approche sur-mesure. Dans les Landes, la fermeture d’une classe en ruralité n’a pas le même impact que dans une grande métropole. L’école y est souvent le dernier service public de proximité, le cœur battant du village. Perdre une classe, c’est fragiliser l’attractivité d’un territoire rural.
Nous plaidons pour des conventions de ruralité pluriannuelles, qui donneraient de la visibilité sur plusieurs années aux maires et aux équipes pédagogiques, plutôt que de subir des décisions au coup par coup chaque printemps. De même, nous exigeons de vrais moyens pour l’inclusion des élèves en situation de handicap, car accompagner dignement les enfants et consolider le statut des AESH est un devoir républicain.
Aux côtés de nos maires, nous refusons la fatalité du déclin. Nous continuerons de dialoguer fermement avec les services de l’État pour que chaque spécificité landaise soit prise en compte. La transition démographique demande de l’adaptation, mais elle doit se faire dans la concertation, au service de la réussite de tous nos enfants.
