Dans un contexte de dérèglement climatique et de raréfaction de la ressource en eau, le Département des Landes poursuit ses efforts pour préserver ce bien commun essentiel. Deux actions majeures illustrent cette politique volontariste, d’une part une expérimentation de pointe contre les micropolluants et, d’autre part, un engagement financier fort auprès des collectivités pour sécuriser l’accès à l’eau potable.
Depuis 2021, le Département s’est emparé de la question des micropolluants, ces substances toxiques qui, même à très faible dose, menacent la santé humaine et les milieux aquatiques. Plus de 100 000 micropolluants sont aujourd’hui identifiés en Europe. Issus des activités humaines, ils sont présents dans notre quotidien dans les pesticides, médicaments, cosmétiques et produits d’entretien. Très petits, très mobiles, ces polluants s’accumulent dans l’eau et ne sont pas éliminés par les traitements classiques. Parmi eux, les PFAS, surnommés « polluants éternels » en raison de leur persistance dans l’environnement.
À la station d’épuration de Conte à Mont-de-Marsan, le Département porte depuis avril 2026 une expérimentation d’envergure nationale. Durant six mois, neuf configurations technologiques combinant adsorption sur charbon actif, oxydation avancée et filtration membranaire sont testées sur un panel de six listes de molécules. L’objectif est d’identifier la solution la plus efficace pour éliminer au moins 80 % de ces micropolluants, tout en prenant en compte les coûts énergétiques, les réactifs utilisés et l’impact écologique.
Cette initiative, menée en partenariat avec l’Agence de l’eau Adour-Garonne, la Région Nouvelle-Aquitaine et plusieurs organismes techniques, démontre la capacité d’anticipation des collectivités de gauche et les élus socialistes landais prennent leurs responsabilités. Anticiper les besoins de demain pour ne pas impacter nos ressources et maîtriser les coûts, c’est une exigence de service public.
La préservation de la ressource en eau ne se résume pas à l’innovation technologique. Elle nécessite également une vision solidaire du territoire. Dans les Landes, 88 % des systèmes d’assainissement sont exploités en régie directe. Sur les cinq dernières années, le Conseil départemental a accordé en moyenne 1,7 million d’euros de subventions par an aux communes et à leurs groupements pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement collectif.
En 2023, le Département a par exemple soutenu à hauteur de 345 500 euros l’extension d’un réseau de canalisations permettant d’alimenter une commune du Sud Landes depuis une station de production voisine. Un investissement qui illustre une conviction profonde, celle que l’eau est un bien commun qui ne doit pas être géré dans une perspective de marchandisation. Les regroupements intercommunaux créent de la solidarité, garantissent l’efficacité et sécurisent la ressource. Le Département les accompagne parce qu’il place le service public au cœur de son action.
Cette politique se déploie également dans la recherche de nouvelles ressources. Après un premier forage à 500 mètres de profondeur dans le secteur de Mées, un second sondage a été réalisé en 2024 à Rivière-Saas-et-Gourby pour un budget de 535 000 euros. Ces prospections, ces investissements, ces partenariats sont autant de leviers mobilisés pour anticiper les évolutions démographiques et climatiques.
Pourtant, sécuriser la ressource ne se limite pas à trouver de nouveaux gisements. Cela passe aussi par la réduction des pertes dans les réseaux, l’amélioration des rendements hydrauliques, la sensibilisation des usagers, et une tarification incitative qui encourage une utilisation raisonnée de l’eau. Dans un département encore épargné par les crises hydrologiques sévères, ces actions relèvent d’une logique d’anticipation pour préserver aujourd’hui ce qui pourrait manquer demain.
L’eau n’est pas une compétence obligatoire du Département. Pourtant, les élus socialistes landais ont fait le choix de s’engager pleinement sur ce sujet parce que l’accès à l’eau potable est un droit fondamental, parce que la qualité de l’eau conditionne la santé des habitants et la vitalité des écosystèmes et parce que, dans les territoires ruraux, chaque service public compte.
L’expérimentation contre les micropolluants, les forages prospectifs, le soutien aux syndicats intercommunaux, toutes ces actions dessinent une politique de l’eau cohérente, ambitieuse et solidaire. Une politique qui refuse la logique de marché pour affirmer l’eau comme un bien commun à protéger. Une politique qui ne laisse pas les territoires seuls face aux défis climatiques et environnementaux.
Défendre l’eau dans les Landes, c’est défendre l’égalité réelle. Celle qui se mesure dans chaque foyer, dans chaque commune, dans chaque milieu naturel préservé. Ce combat, les élus socialistes landais le mènent avec détermination. Pour aujourd’hui, pour demain, pour l’avenir de ce territoire.