Face aux incendies de l’été 2026, le service public a tenu

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Cet été, les incendies ont marqué durablement notre département. Nous avons d’abord une pensée pour les sinistrés, dont l’accompagnement s’inscrira dans la durée, et pour les collectivités concernées, au premier rang desquelles Biscarrosse.

Cet incendie a aussi confirmé que le dérèglement climatique s’impose désormais chaque été un peu plus fort. Les feux de forêt ne sont plus des accidents isolés : ils deviennent une réalité récurrente à laquelle notre territoire doit se préparer. Dans le même temps, la sécheresse et la canicule, qui ont également marqué l’été 2026, ont eu pour conséquences de mauvaises récoltes ainsi que des tensions sur l’eau dont dépend l’équilibre de nos exploitations agricoles. Face à ce risque qui s’installe sur tous les fronts, une seule chose a permis de protéger les habitants et de répondre à leurs besoins immédiats, c’est le service public.

Ce n’est pas un hasard si les Landes ont pu faire face, c’est le fruit d’un choix politique assumé depuis des années, celui d’investir dans nos services publics de proximité.

Le Département finance le SDIS des Landes de manière croissante depuis plus de six ans. Notre contribution est passée de 19,6 millions d’euros en 2019 à plus de 26,5 millions d’euros en 2026, soit une progression de près d’un tiers en six ans, quand le budget d’investissement du service a doublé sur la même période. Elle couvre aujourd’hui 70 % du financement total du SDIS, très au-dessus de la moyenne nationale des départements. Ce choix a permis de renforcer les effectifs et de doter le service en camions-citernes feux de forêt.

Le service public, ce sont aussi les agents du Département mobilisés dès les premières heures sur le réseau routier aux côtés des gendarmes, ce sont nos travailleurs sociaux des maisons landaises de la solidarité présents chaque jour auprès des personnes évacuées à Biscarrosse, ce sont les équipes qui, avec nos partenaires du logement et les associations locales, ont accompagné plus de 110 sinistrés dans leurs démarches de relogement. Rien de tout cela ne relève de l’improvisation. C’est la solidarité institutionnelle entre les services déconcentrés de l’État, le SDIS, la Gendarmerie, l’ARS, l’armée et les services départementaux, organisée depuis des années, qui a permis, dès le premier jour, de prendre en charge les victimes et de coordonner le travail sur le terrain.

Toutefois, cette solidarité landaise a une limite. Depuis les incendies de 2022, nous demandons la création d’une base aérienne de sécurité civile à Mont-de-Marsan, pour que des canadairs puissent intervenir rapidement dans le Sud-Ouest plutôt que de dépendre de la seule base de Nîmes. Cette promesse, annoncée en 2023 par Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, n’a jamais été suivie d’engagement concret malgré six courriers adressés au gouvernement en deux ans. Nous n’avons pas tiré les leçons de l’incendie de 2022.

Dans les prochaines semaines, nos services continueront d’accompagner les sinistrés et le Département prendra sa part dans la reconstruction, comme il a pris sa part dans l’urgence. Défendre le service public, ce n’est pas un slogan, c’est ce qui a permis aux Landes de tenir cet été.

Ce combat pour un service public fort, nous le poursuivrons, parce qu’il est la première réponse quand tout bascule.