
Par les Élus socialistes landais au Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine
« La préservation de la biodiversité est une condition du développement, et non une contrainte »
Au coeur de la politique régionale en faveur de la biodiversité et de l’aménagement durable, les Parcs naturels régionaux constituent des outils opérationnels majeurs. Contractualisation pluriannuelle, ingénierie territoriale, gouvernance partagée : la Région Nouvelle-Aquitaine s’appuie sur ces dispositifs pour décliner concrètement ses priorités, notamment celles inscrites dans la feuille de route Néo Terra et la Stratégie régionale pour la biodiversité. À travers eux, ce sont des projets locaux, co-construits avec les collectivités et les acteurs de terrain, qui permettent d’agir simultanément sur la préservation des milieux, l’adaptation au changement climatique et le développement économique.
Le Parc naturel régional des Landes de Gascogne s’inscrit pleinement dans cette logique. Avec ses plus de 300 000 hectares, il est l’un des plus vastes de France. Il s’étend entre Gironde et Landes, du Bassin d’Arcachon jusqu’à la Grande Lande, et recouvre une grande partie du massif forestier landais. Derrière l’image homogène de la forêt de pins maritimes se déploie en réalité une mosaïque d’écosystèmes remarquables : lagunes, zones humides, vallées de la Leyre, landes à bruyères, airiaux traditionnels. Cette diversité constitue un patrimoine naturel exceptionnel, mais aussi particulièrement vulnérable.
Face aux effets du changement climatique – tension sur la ressource en eau, intensification des risques d’incendies, fragilisation des écosystèmes – la Région a fait du Parc un partenaire stratégique. Cet engagement se traduit par un accompagnement financier et technique structuré, notamment via les contrats de Parc, qui permettent de soutenir dans la durée des projets à fort impact territorial.
Ainsi, la Région appuie des actions concrètes d’adaptation : restauration des fonctionnalités hydrologiques, renaturation des cours d’eau, gestion des réseaux de drainage. L’objectif est de ralentir l’écoulement de l’eau, favoriser son infiltration, recharger les nappes et améliorer sa qualité, tout en réduisant les risques d’inondation et la vulnérabilité du massif forestier. Dans le même temps, des projets de diversification forestière, comme l’implantation de lisières feuillues, sont accompagnés afin de renforcer la résilience des peuplements face aux aléas climatiques et sanitaires.
Le Parc agit également comme un espace d’expérimentation, en lien avec les acteurs scientifiques et les gestionnaires locaux, pour développer des solutions fondées sur la nature et adaptées aux spécificités du territoire.
La révision de la charte du Parc, en 2024, constitue, dans ce cadre, un levier central. Ce document n’est pas uniquement un texte d’orientation : il fixe, pour quinze ans, un cadre stratégique partagé entre la Région, les collectivités et les partenaires locaux. Il repose sur un diagnostic approfondi du territoire et définit des objectifs opérationnels en matière de préservation des milieux, de gestion de l’eau, d’évolution des pratiques forestières, de développement économique et d’aménagement. Sa révision a permis d’intégrer pleinement les enjeux contemporains – changement climatique, pression sur les ressources, évolution des usages – et d’adapter les priorités d’action en conséquence. Elle engage l’ensemble des signataires dans une trajectoire commune, fondée sur la concertation et la responsabilité territoriale.
Le Parc joue également un rôle structurant en matière d’urbanisme durable et de qualité paysagère.
En accompagnant les collectivités dans l’élaboration et la mise en oeuvre de leurs documents d’urbanisme, il contribue à intégrer les enjeux de sobriété foncière, de préservation des paysages et de protection des continuités écologiques. L’objectif est de concilier développement local et respect des spécificités paysagères du territoire, en limitant l’étalement urbain et en favorisant des formes d’aménagement plus économes en ressources et mieux intégrées à l’environnement forestier et rural. Cet accompagnement technique permet également de renforcer la cohérence entre les projets d’aménagement et les objectifs de préservation portés par la charte du Parc.
Mais la préservation des milieux ne peut être dissociée du développement des territoires. Le Parc naturel régional des Landes de Gascogne est aujourd’hui une référence en matière d’écotourisme.
L’offre touristique y repose sur la valorisation des paysages et des patrimoines, la sensibilisation à l’environnement et le développement des mobilités douces. Canoë sur la Leyre, randonnée, cyclotourisme ou itinéraires équestres permettent de concilier attractivité et respect des milieux.
Le Parc mène également une politique ambitieuse d’éducation à l’environnement et au développement durable. À travers des actions menées auprès des scolaires, des habitants et des visiteurs, il favorise la découverte des patrimoines naturels et culturels et encourage l’adoption de comportements respectueux de l’environnement. Animations nature, sorties de terrain, programmes pédagogiques et dispositifs de sensibilisation permettent de mieux comprendre les enjeux écologiques du territoire et de renforcer le lien entre les populations et leur environnement. Cette mission d’éducation constitue un levier essentiel pour accompagner les transitions et ancrer durablement les pratiques de préservation dans la vie quotidienne.
Ce modèle constitue un levier économique important pour le territoire. Il soutient l’activité des hébergeurs, restaurateurs et producteurs locaux, et participe au maintien d’emplois non délocalisables. La Région accompagne cette dynamique en structurant les filières locales et en favorisant un tourisme plus durable.
L’action régionale s’inscrit également dans une approche intégrée du développement territorial, où la culture joue un rôle structurant. Il ne s’agit pas uniquement de soutenir des équipements ou des événements, mais de faire de la culture un vecteur d’attractivité, de transmission et de cohésion.
Dans les Landes de Gascogne, cette ambition se traduit par l’accompagnement de projets qui valorisent l’identité du territoire tout en l’inscrivant dans des dynamiques contemporaines.
L’Écomusée de Marquèze, équipement culturel majeur, en constitue une illustration emblématique : au-delà de sa fonction patrimoniale, avec près de 100 000 visiteurs chaque année, il participe à la compréhension des interactions entre activités humaines et milieux naturels, et s’inscrit dans une logique de transmission et de développement local et touristique.
L’association La Forêt d’art contemporain, soutenue par la Région, propose quant à elle une approche innovante et transversale, à la croisée des enjeux artistiques, environnementaux et territoriaux qui inscrit la création artistique dans le paysage forestier et contribue ainsi à renouveler les formes de médiation culturelle et à renforcer le lien entre habitants, artistes et visiteurs.
Le Parc est également un espace de vie. La Région soutient le développement des pratiques sportives et de loisirs de pleine nature, qui participent à la qualité de vie, à la santé et au lien social, tout en sensibilisant aux enjeux environnementaux. Dans un contexte où les territoires ruraux doivent relever des défis d’attractivité, ces politiques contribuent à maintenir des équilibres essentiels.
À travers le Parc naturel régional des Landes de Gascogne, c’est une vision globale de l’action publique qui se déploie. Une vision qui considère que la préservation de la biodiversité est une condition du développement, et non une contrainte. À l’échelle régionale, les Parcs naturels régionaux permettent de décliner concrètement cette ambition, en s’appuyant sur les spécificités locales et en mobilisant les acteurs de terrain.
Dans les Landes comme ailleurs, nous affirmons que la transition écologique est une opportunité : pour préserver notre patrimoine naturel, renforcer l’attractivité des territoires, soutenir l’emploi local et améliorer la qualité de vie. Le Parc naturel régional des Landes de Gascogne en est une démonstration concrète.
C’est pourquoi nous continuerons à être pleinement mobilisés aux côtés des acteurs du Parc, des élus locaux, des associations et des habitants. Préserver les Landes de Gascogne, c’est faire le choix d’un développement maîtrisé, respectueux des ressources et des générations futures.